Lettre du conseil de l’ECF

Chers collègues, chers amis de la psychanalyse,

Dans ce moment de confinement dû à l’expansion du coronavirus, le conseil de l’ECF tient à assurer de ses pensées toutes les personnes, toutes les familles, aux prises avec la maladie. Un lien permanent est établi avec les délégués régionaux de l’ACF afin d’échanger sur la situation dans chaque région, autant que sur les façons singulières de faire avec.  Continuez la lecture...

édito du n°32 – Respecter le réel

Dans ce contexte épidémique où chacun craint pour ses proches et pour lui-même, où rien n’indique quand ni comment se fera la sortie, et encore moins quelles en seront les conséquences sur le lien social, quelle place pour la psychanalyse ?

« La psychanalyse enseigne les vertus de l’impuissance. Elle, au moins, respecte le réel »[1]J.-A.  Continuez la lecture...

L’os du un

Souvenons-nous. Il y a dix ans exactement, à l’initiative de J.-A. Miller, un Forum des psys avait lieu sous le titre « Évaluer tue ». Une image servait d’accroche au regard, la Grande Faucheuse en squelette. Depuis cette affiche est bien en vue sur un mur de mon bureau dans l’établissement où je travaille.  Continuez la lecture...

Confins

Cela fait des années, que je tourne autour d’une phrase de Lacan, que je la relis, que je la reprends, que je tente de multiples façons de la décliner. Cette phrase qui se présente comme une prédiction, comme une prophétie, reste toutefois une énigme de cerner, de donner forme au réel, d’être signe du réel, qui dès lors qu’on consent à en être dupe, peut ex-sister au titre d’un réel.  Continuez la lecture...

La peur d’une peur

Que dire ?

Dans ce moment de suspension, où le corps est contraint à rester à distance – pour combien de temps ? -, difficile à la fois de ne pas prendre en compte ce qui se passe et de dire quelque chose sur ce qui se passe.

Aussi, le recours à Freud et à Lacan s’avère plus que jamais une chance pour s’éclairer d’un questionnement.  Continuez la lecture...

La dépossession

Les anecdotes pleuvent une fois que nous sommes enfermés. C’était un risque, celui du moment par lequel, l’extraordinaire de la situation — qui est banale à l’échelle des pandémies passées, si seulement on regarde les quatre ou cinq siècles derniers — sature l’espace discursif par des significations démultipliées comme des poupées gigognes.  Continuez la lecture...

Rencontre avec

Valentine Dechambre a rencontré Jean-Robert Rabanel, directeur thérapeutique du CTR de Nonette.

Valentine Dechambre : Que nous apprend l’expérience analytique concernant le coronavirus ? 

Jean-Robert Rabanel : Une vignette clinique pourrait-elle nous éclairer ?

La vignette qui me vient concerne Roland, un sujet de Nonette dont je m’enseigne depuis longtemps. J’ai appris de lui le redoublement, certains d’entre vous se souviennent de son : « Bonnes vacances ! »

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