Attent-a

On doit à la découverte freudienne d’avoir permis de situer la place centrale de la sexualité dans la vie psychique. Tous nos faits et gestes, nos pensées, tout notre mental est gouverné de toujours par l’exigence de satisfaction pulsionnelle. Ceci n’est pas une fiction mais une réalité clinique. Pour autant, assimiler la psychanalyse à un pansexualisme selon lequel rien ne viendrait faire obstacle à une telle nécessité relève du déviationnisme.  Continuez la lecture...

« Adeline »

Attentat Sexuel : le titre des prochaines journées de l’ECF a d’abord produit, provoqué un affect d’effroi, de répulsion, d’horreur. En l’écrivant, en l’écrivant simplement, ce qui s’imposait, c’était de le redoubler, comme si le simple redoublement pouvait en atténuer la charge, en tempérer l’effraction. Le deuxième mouvement, c’est un « je n’en veux rien savoir », je ne veux rien en voir, rien en entendre, rien en lire.  Continuez la lecture...

Attentats sexuels… distinguÉs

« La psychanalyse d’orientation lacanienne prétend que l’émergence d’un désir sexuel dans le corps d’un sujet a un effet structurel d’altérité traumatique, qu’un abus ait eu lieu ou pas dans la réalité. »[1]

Le 4 juin dernier, lors de la conversation-zoom autour des quatre arguments des J50 de l’ECF[2], la distinction entre l’Attentat Sexuel de structure et l’Attentat Sexuel dans la réalité a particulièrement résonné pour moi.  Continuez la lecture...

DignitÉ dans le bien dire

Si « toute formation humaine a pour essence, et non pour accident, de réfréner la jouissance »[1], à l’occasion d’un attentat sexuel, l’institution peut faillir à sa fonction. La mise en place de protocole où il s’agit de venir recueillir des faits plutôt que d’accueillir une parole en est une manifestation.

Dans le discours analytique de « saisir l’usage qu’un sujet fait de son fantasme en tant que défense, quand il a été confronté à l’illisible du désir de l’Autre »[2] permet de faire un pas de côté et d’éclairer comment pour un parlêtre, « la jouissance est toujours effraction »[3].  Continuez la lecture...

QUAND L’INSTITUTION SE MÊLE DE SEXUALITÉ…

Un éducateur surprend deux résidents hommes dans une posture qu’il interprète spontanément comme sexualisée. L’affolement se généralise. Pas de malentendu, la scène à laquelle l’éducateur assiste est sans appel : l’un d’eux est victime, l’autre bourreau. Epinglés à cette nomination, le discours éducatif puis institutionnel se déchaîne et s’ordonne.

La scène aperçue par l’éducateur a fait effraction.  Continuez la lecture...

ÉDITO DU N° 35 – LE SÉRIEUX DE LA PSYCHANALYSE

Une jeune femme rêve qu’elle passe une deuxième fois le bac, alors qu’elle sait, dans le rêve, qu’elle a déjà réussi ce passage. Alors pourquoi repasser le bac, s’interroge-t-elle en séance ? Elle associe, sur un ton enjoué : « Ce bac, c’est comme l’analyse ! C’est ce qui me transporte vers ces choses que je savais, mais que je ne savais pas que je savais ! ».  Continuez la lecture...

LE RÊVE, ÇA PARLE, ÇA PENSE, ÇA MONTRE…

Partons du commencement : comme nous l’a appris J.-A. Miller avec les séminaires de Lacan, il convient de lire la fin avec le début.

Donc commençons pas L’interprétation du rêve de Freud, qui certes, a 120 ans, mais qui reste incontournable. La traduction de Jean-Pierre Lefebvre est parue en 2010 au Seuil, 7 ans après celle des Œuvres Complètes aux Presses Universitaires de France.  Continuez la lecture...

À Tulle, le 13 Février 2020 “Paroles de femmes et exil – D’ailleurs, elles parlent”.

Dans le cadre de son programme Féminin Pluriel, la délégation Brive-Limoges-Tulle de l’ACF MC a proposé une conversation intitulée “Paroles de femmes et exil – D’ailleurs, elles parlent”.

Professionnels et acteurs associatifs auprès de personnes en situation de migration ont pris part aux échanges à partir des témoignages de deux femmes.  Continuez la lecture...

À Clermont-Ferrand, le 17 Février 2020 Ciné-rencontre : Exils Adolescents

Qu’est-ce qu’un ciné-rencontre ? C’est d’abord une rencontre avec un film et son réalisateur. C’est aussi la présence de spectateurs.

Au Rio il y a eu rencontre, il n’y avait qu’à tendre l’oreille à la sortie pour en mesurer les effets. Antoine Dubos, avec Exils Adolescents, nous livre un film tout en délicatesse.  Continuez la lecture...